
Do
Dos
D’oh
D’eau, oui !
Celle qui coule telle une rivière quand il sort de la piscine, et qu’il s’ébroue comme un chien
Celle qui coule sur les veines de ses tempes après qu’il ai marché trop vite
Celle qui coule sur ses mains pour les passer sur son visage brulé par trop de soleil
Celle qui coule encore des ses cuisses quand il sort de la douche
Celle qui coule de son nez parce qu’il est enrhumé
Celle qui coule…
Salée, celle qui va couler le long de ses joues, de son cou, de ses épaules, de son dos et de ses reins…
Après l’effort, le corps abandonné va s’étirer et se reposer …
Pour se laisser faire, se laisser caresser il sera prêt à tout.
Il permettra à la main experte toutes les audaces, celles de tracer avec les doigts des chemins sinueux.
Il permettra à la langue la douce ascension des fesses bien galbées….
La moiteur fait briller le corps, la lumière qui transperce les volets donne à la peau un grain qui ressemble à de la soie mouillée.
L’instinct est le plus fort, l’animal se réveille et se retourne …
Alors la bouche devra être chaude pour gouter au salé-sucré de la verge offerte et les bulles de plaisirs n’auront pas le temps de s’éparpiller, elles seront aspirées avidement !
Pas de soubresaut, juste des yeux qui se ferment pour le lion repue et la lionne heureuse de donner encore se collera à la chair toujours humide de ce corps amant pour s’endormir enfin fatiguée elle aussi…
L’amour après l’amour, ce sont des gestes qui glissent dans le brouillard et des frôlements de parfum.
